French artist of international repute.
Painter and sculptor, he studies at
the Ecole des Beaux Arts de Bourges.

Of him the eminent art critic
Pierre Restany writes :

“Il perturbe l’acte classique
ou traditionnel de la peinture.
Libre de tout châssis, la toile, posée au sol,
est imprimée à l’aide de ce que Jaccard
nomme des « outils » :
objets naturels (plantes et insectes),
papier, ruban.

Son travail le situe
dans des préoccupations proches
de celles du groupe “Supports/Surfaces”
dont il n’a pas fait partie.
Néanmoins, des expositions consacrées
à Supports/Surfaces
ont parfois associé Christian Jaccard.

A partir de 1971, Christian Jaccard utilise
des « outils » cordes, ficelles, nœud.
Ces outils remplacent le pinceau
pour produire des traces sur la toile.

Vers 1973, il brûle ces outils contre la toile,
qui porte ainsi la trace de leur combustion.

De 1979 à 1981 : « Les anonymes calcinés »
soumettent à la chaleur destructrice
des toiles anonymes
du XVIIe, XXVIIIe, XIXe et XXe siècles
– portraits, scènes religieuses,
puis des calicots publicitaires de cinéma.
La combustion attaque
certaines parties de l’image
pour en laisser d’autres plus visibles.

1984 Son « chemin de Cendres »
rejoint le land-art,
brouillant encore une fois les pistes
pour échapper à toute classification.

« Quand j’ai compris que la suie est à la cendre
ce que le vide est au bleu,
j’ai réalisé que je n’avais pas éprouvé
de choc émotionnel aussi fort
devant la sublime vérité de l’apparence
depuis le 14 janvier 1961
au contact des sculptures de jeu
d’Yves Klein à Krefeld. ». “

Exposée dans les institutions publiques et privées
son œuvre est collectionnée
par de nombreux musées :
Céret, Saint-Etienne, Dunkerque,
Grenoble, Marseille,
MNAM Centre G. Pompidou,
La Chaux de Fonds,
National Muséum of art Osaka,
The Museum of Art Ehimé…